Gestion durable des forêts
La gestion durable des forêt entre dan le cadre du développement durable et prends une importance croissante, pour les pays producteurs, à couvert forestier abondant ou non, comme pour les acheteurs de bois ou sous-produits de la forêt (champignons, gibier, baies, etc). Ce terme décrit, surtout depuis le milieu des années 1990, les modes de gestion forestière qui fixent des critères, indicateurs et objectifs sociaux et environnementaux en plus des objectifs économiques à la gestion forestière. Une partie des institutions sylvicoles pratiquent maintenant diverses formes de gestion dites durable ou soutenable de la forêt, avec une large gamme de labels, méthodes et outils, pour certains éprouvés et pour d’autres plus expérimentaux ou encore sujets à caution.
Une définition de la gestion durable des forêts a été développée par la « Conférence ministérielle sur la protection des forêts en Europe », et a depuis été adoptée par l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). La gestion durable des forêts est définie ainsi :
« Sustainable Forest Management is the stewardship and use of forests and forest lands in a way, and at a rate, that maintains their biodiversity, productivity, regeneration capacity, vitality and their potential to fulfill, now and in the future, relevant ecological, economic and social functions, at local, national, and global levels, and that does not cause damage to other ecosystems. —
La gestion durable des forêts signifie la gestion et l’utilisation des forêts et des terrains boisés d’une manière et à une intensité telle qu’elles maintiennent leur diversité biologique, leur productivité, leur capacité de régénération, leur vitalité et leur capacité à satisfaire, actuellement et pour le futur, les fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes aux niveaux local, national et mondial, et qu’elles ne causent pas de préjudices à d’autres écosystèmes. »
La notion de « gestion durable des forêts » regroupe habituellement les opérations effectuées pour administrer et exploiter les forêts de manière à ce qu’elles remplissent durablement certaines fonctions écologiques, économiques et sociales pertinentes… Cette définition sous-entend que les forêts gérées font l’objet d’interventions humaines périodiques ou permanentes. Certaines ONG dont WWF et les Amis de la Terre ou Greenpeace demandent également qu’un réseau de forêts primaires soit protégé des coupes et de la gestion sylvicole, et que la restauration qualitative des forêts soit prise en compte au delà de seuls critères quantitatifs.
Lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, les états n’ont pas réussi à s’entendre pour la signature d’une convention sur la forêt. C’est pourquoi la forêt n’a fait que l’objet d’une déclaration de moindre valeur juridique et opérationnelle que les convention signées sur la biodiversité ou le climat. La déclaration de Rio sur les forêts regroupent des vÅ“ux et des recommandations internationales pour une gestion durable des forêts. Cependant la convention sur la biodiversité contient des principes d’application théoriquement obligatoire, dont certains concernent la forêt.
Des critères et indicateurs (C&I) ont depuis été développés pour évaluer et parfois mesurer et certifier, de manière plus ou moins crédible et indépendante les progrès vers une gestion durable, au niveau des états, et d’instituts de gestion, souvent avec certains propriétaires, gestionnaires et ONG environnementales.