Crédibilité
Les écolabels sont plus ou moins crédibles et transparents, avec une grande variété de cahiers des charges et de modes de travail des certificateurs.
L’écocertification est basée sur des principes, des critères à respecter, et des indicateurs destinés à mesurer la manière dont ils sont respectés, ou le chemin à parcourir pour atteindre un objectif annoncé.
Mais si pour certains labels, tous les principes et critères sont obligatoires en tout temps et tout lieu, comme par exemple pour le FSC, avec d’autres labels, ils sont susceptibles (pour tout ou partie) de varier selon les choix des entités nationales ou locales (ex : PEFC qui comprend, en plus de critères obligatoires, des critères ou indicateurs “volontaires” variants selon les régions de façon à s’adapter aux caractéristiques des forêts locales).
En cas de non respect du cahier des charges, le type de mesures correctives et le délai accordé pour les mettre en place, ou les modalités d’exclusion du label, font partie des éléments de crédibilité.
Certains labels intègrent des indicateurs quantitatifs et qualitatifs chiffrés obligatoires (ex FSC). D’autres sont moins précis et ont préféré rendre obligatoire une notion d’amélioration continue (par ex PEFC qui intègre la démarche ISO 14 000 pour les entités régionales qui organisent la mise en place du label à échelle régionale ou supra-régionale). D’autres moins exigeants se basent sur des chartes et des principes non vérifiables ou difficilement vérifiables, faute d’indicateurs de performance (résultats) ou d’état ou de pression chiffrés.
La plupart des écolabels intègrent une ou plusieurs « cautions environnementales », généralement en invitant un expert ou une association de protection de l’environnement dans le conseil d’administration des entités aux échelles globale et locales, parfois associées aux processus de certification sur le terrain. Un tiers du conseil d’administation du FSC est ainsi composé d’environnementalistes, dont le WWF, ONG Internationale réputée, et un autres tiers est composé de représentants de la sphère sociale). PEFC en France a intégré qu’un représentant de France nature environnement, représentative d’un niveau national.
La caution environnementale externe et indépendante est une précaution utile : de nombreux sondages (dont eurobaromètre en europe) ont montré que c’est aux ONG et non aux industriels ou aux autorités nationales ou locales que le public accorde le plus de confiance pour les informations concernant l’environnement.
